Les artistes

Une galerie dédiée à l’art

Collections, sculptures et peintures d’artistes contemporains à Abidjan

Fiers de pouvoir donner une vitrine aux artistes du continent, la galerie Amani met en avant des œuvres originales et hautes en couleur, conçues et pensées par des artistes talentueux et reconnus par toute l’Afrique. Collections, sculptures et peintures d’artistes contemporains à Abidjan, retrouvez tout un éventail d’œuvres à l’angle de la rue Pierre et Marie Curie et de la rue du Docteur Blanchard à Abidjan.

Découvrez notre sélection d’artistes
exposés dans nos locaux

Jean-Baptiste DJEKA

Né le 12 janvier 1981 à Bouaké et de nationalité ivoirienne, après des études primaires à Bouaké suivies du secondaire dans la localité de Soubré, c’est au centre technique des arts appliqués qu’il termine les études supérieures. Il est très tôt intéressé par l’origine ancestrale du groupe Akan auquel il appartient. Des années de recherches au plan national et en Afrique de l’ouest lui ont ouvert l’esprit sur la recherche sur le patrimoine ésotérique africain depuis près de 10 ans maintenant.

En dehors de toute polémique, s’il y a quelqu’un qui est en passe de marquer sans contexte son empreinte le panorama artistique en Côte d’Ivoire, c’est bien Jean-Baptiste Djéka, lequel revendique également les appellations « WAKABLE D’AKAN ».

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Cet artiste plasticien discret fait partie du cercle restreint de ceux de sa génération qui auront compris que la juste réalité d’une œuvre d’art, c’est la musique, mais sa musique à lui, jette le trouble chez le néophyte tout en invitant au respect et à l’admiration. Contrairement à ses pairs qui eux, recherchent à plaire, lui veut blesser et provoquer le « refus total » d’un passé historique défait de tout repère chronologie. Nonobstant les tendances artistiques modernes très souvent dictées, Djeka demeure fidèle à son écriture, grave, violente, tranchante qui dévoile sa propre genèse et nous appelle à réfléchir sur notre propre identité dans un monde où la conscience de soi même en tant qu’être humain est devenue progressivement une sensation de plus en plus rare : l’humanité ayant perdu une des choses faisant partie de ses mystérieuses prérogatives.

A travers cette écriture où palpite une énergie primordiale, cet artiste « brut », tributaire d’un sujet qu’il traite en d’innombrables variations refuse toutes les catégories logiques pour faire du jeu assumé le moteur de son art. Un art où mythes et symboles, profane et sacré s’affrontent, s’enlacent, dialoguent pour donner un pouvoir « quasi mystérieux » aux œuvres qu’il réalise et qu’il marie avec les exigences de la beauté aux fantaisies de l’insolite. Que dire alors du jeu d’éclatement du langage des couleurs fait d’une palette riche, sauvage à la saveur de la liberté et de la poésie qui s’associent, se fonde et s’opposent dans la vigueur de la touche. Cependant, retenons que  chaque tableau est peint sans répétitivité d’une image à l’autre.

Cet artiste multi au « pinceau insolent » sait aussi traduire dans la même sculpture, la douceur des traits, la forme raffinée et la sérénité de l’ensemble. Si dans sa démarche à la fois picturale et sculpturale, le lauréat du concours « AZITO 2003 » a décidé d’orienter ses recherches vers « l’exploration du patrimoine ésotérique africain », c’est qu’il y a eu conscience à l’esprit de cette identité qu’il fallait garder pour préserver à la peinture son âme africaine : « nos croyances et nos traditions ne sont nullement animistes ». Nos ancêtres sont de grands intellos dont l’ignorance avérée de leurs savoirs nous est aujourd’hui préjudiciable » clame-t-il. Avant d’interpeller tous les créateurs africains à éviter le suivisme en réfléchissant sur l’épineuse nécessité de prendre conscience de la manifestation de la divinité africaine ; entité qui selon lui n’est autre que l’expression du divin dans l’état d’être noir : «  sans prendre appui sur nos sources, nul ne peut véritablement s’exprimer et exprimer sa réalité, car des plumes empruntées ne poussent jamais », sacré WAKABLE !!!!

Franck NAKOU

Mené Ange MARTIAL

Un talent sûr fait de spontanéité… Des tableaux, une œuvre maitrisée, cohérente et sincère. MENE dans son expression graphique pourrait être le chainon manquant qui relie les extraordinaires vignettes de Frédéric Bruly BOUABRE aux fabuleuses fresques de Jean-Michel BASQUIAT.

A travers son œuvre, nous découvrons un imaginaire plein de surprises et derrière une apparente naïveté se cache la virtuosité d’un maître. Chaque tableau reflète histoire, la sienne dans laquelle de reflète la nôtre.

MENE, à travers ses œuvres nous fait découvrir un univers attractif, séduisant, intriguant et même festif, celui d’un artiste majeur dans la pleine force de son expression, celle de son art.

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MENE, tout compte fait, est un narrateur extraordinaire de l’ordinaire, un pictographe de talent pour ne pas dire de génie ; son œuvre séduit et convainc dès le premier coup d’œil. C’est une valeur sûre, car, à n’en point douter, l’avenir ne pourra qu’à l’évidence le consacrer.

Unique en son genre, unique en son style, c’est MENE ou plutôt devrais-je dès maintenant dire « maître MENE »… ce serait plus juste.

Emmanuel GRIE

Désiré N’GUESSAN

Partant du collage papier sur toile, l’artiste arrive à esquisser des formes. Ensuite il passe l’acrylique pour ressortir les traits de personnages. Après séchage il biffe le superflu pour en ressortir des personnages qui meublent son quotidien. 

La peinture de Désiré N’Guessan retrace des scènes de vie quotidienne de ” ses ” personnages qui luttent au jour le jour pour donner un sens à leur vie face aux réalités du moment. Malgré ces difficultés, l’artiste entrevoit un horizon heureux qui est symbolisé par le bleu azuréen  dans lequel baignent ces personnages.

Même s’il affirme que sa peinture est une peinture il faut reconnaître que l’artiste a réussi à tracer sa voie.

Il est né en 1974 à Lakota (Côte d’Ivoire)  

Demba CAMARA

Demba Camara est né en Côte d’Ivoire de parents guinéens. Il a appris le métier d’artiste-sculpteur avec son frère aîné. Il a ensuite travaillé comme sculpteur itinérant dans plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest avant de s’installer définitivement à Abidjan en 1994.

A l’instar des sculpteurs “traditionnels” ivoiriens, il met ses compétences artistiques au service des communautés qui commandent des sculptures cérémonielles ou au profit des antiquaires pour la fabrication de meubles en bas-reliefs et motifs complexes. Il réalise également des pièces pour des hôtels ou une clientèle occidentale pour laquelle il réalise des sculptures à taille humaine.

Daniel BAMIGBADE

Avec ce jeune artiste-sculpteur ce qui vous frappe à première vue, c’est la grandeur de ses œuvres. Comme il aime à le dire lui-même : ” J’aime voir les choses en grand. Je veux aller au-delà de ce que ma conscience peut percevoir “. Mais de là à affirmer que Daniel est un sculpteur hors norme, il n’y a qu’un pas que l’artiste invite le journaliste à franchir s’il le souhaite.

Artiste autodidacte, Daniel B. est ébéniste de formation, spécialisé dans la finition des meubles. Cette passion pour la finition va l’amener à intégrer un atelier de ferronnerie pour continuer à donner libre cours à sa passion. Son contact avec le fer va lui donner des idées novatrices. Notre artiste va s’atteler à le polir lui et à lui donner des aspects beaucoup plus esthétiques.

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Dans ses compositions, la statuaire africaine a beaucoup plus de présence. Interrogé sur la question, Daniel répond que ça n’a pas été un choix au départ. Mais que cela s’est imposé à lui au fil du temps. ” La symbolique des masques s’est imposée à moi parce que très présente dans la cosmogonie béninoise d’où je suis originaire “, tente-t-il de justifier. ” En 1999, j’ai été au Bénin pour participer à des rites initiatiques. Tout ceci a influencé mon écriture “, poursuit-il. Mais c’est en 2007 sur les conseils d’un de ses amis européens que Daniel a décidé de s’investir totalement dans la réalisation de sculptures liées au patrimoine culturel africain. Une façon pour lui de mettre en exergue ce riche patrimoine.

Hyppolite KABORE

Né le 04 Aout 1979 à Ouagadougou au Burkina Faso, Hyppolite Kaboré alias (Delavolta) a conduit parallèlement à ses études une carrière de peintre qui semble être reconnue aujourd’hui grâce aux expositions individuelles présentant son travail en Europe. Après avoir traversé une période dominée par l’abstraction, Hyppolite s’est engagé en 2003 dans une démarche où le réalisme triomphe, s’inscrivant ainsi dans un courant plus universel.

Scènes de vie quotidiennes tracées avec des couleurs flamboyantes, moments de tendresse et d’amitié, une grande palette des sentiments humains y est tracée avec une réelle émotion. Une véritable énergie que transmet un univers gorgé d’amour. Démarche audacieuse, elle permet à ses sculptures de transcender bien des clichés que le monde peut avoir sur la culture africaine, l’anoblissant ainsi par une volonté de donner à son univers les couleurs de l’arc-en-ciel